Un envoûtant parfum de nouvelles

Sur le thème « Parfums d’amour », le 7eme prix littéraire des « Abeilles de Guerlain » débouche sur un recueil d’une riche diversité de fragrances. Le produit des ventes ira à la lutte contre l’illettrisme.

Soit on les cite toutes et tous, soit on n’en cite aucun(e). Ce serait non seulement dommage mais surtout injuste car les nouvelles ici rassemblées, signées des vingt lauréates et lauréats du Prix littéraire des Abeilles de Guerlain, exhalent, sans flagornerie, un incontestable parfum de talent dans une diversité d’imaginaires assez bluffante. C’est donc un pur plaisir qu’en donner la liste à la fin de ce papier.

Créé il y a sept ans en collaboration avec le cherche-midi éditeur, ce concours littéraire sur lequel le petit monde de l’édition a vite appris à jeter un œil, a rencontré dès son lancement un vrai engouement. Les jurys successifs se sont très vite retrouvés confrontés à un afflux par centaines de manuscrits. Le confinement n’y étant pas étranger, cette année a explosé le record : sept cents textes sont parvenus sur le thème « Parfums d’amour », lequel, on en conviendra, n’est pas des moins inspirants. Les précédents candidats ont ainsi déjà notamment trempé leur plume dans un flacon de « Couleurs », de « Toucher », d’Eté ou de Musiques. Prochaine escale olfactive : « Les jardins secrets ».

Butinons un peu d’histoire. Si l’abeille est devenue le symbole de la marque, c’est grâce à son fondateur, Pierre-François-Pascal Guerlain, chimiste médical si bien reconverti dans la parfumerie qu’il a créé en 1828 sa première boutique à l’Hôtel Meurice. Les impériales narines d’Eugénie ont fait le reste. Elle l’a bombardé fournisseur officiel de sa Majesté.

Les lauréats

Présidente-directrice générale de la Maison Guerlain, Véronique Courtois avait cette année un droit au cumul. Car si elle présidait également le jury notamment composé de Tatiana de Rosnay et Daniel Picouly, d’Ann-Caroline Prazan, directrice art, culture et patrimoine de la marque et du journaliste Lionel Paillès, spécialiste des parfums, c’est parce qu’après quatre générations, l’auguste maison retrouvait, au septième étage de la Samaritaine, les parages de son siège historique.

On se pressa pour admirer, depuis le long balcon filant, les parfums colorés du crépuscule et, décochée jusqu’à la Concorde, la flèche de la rue de Rivoli. Jurés et auteurs sont repartis avec la reproduction du flacon archi-collector, tel qu’il fut conçu il y a 170 ans, d’une taille parfaitement imposante et entièrement peint à la feuille d’or. C’est dire, quand ils ont décidé de concourir, s’ils ont eu du nez.

« Parfums d’amour – Les Abeilles de Guerlain » – le cherche midi éditeur, 228 pages, 17,80€. L’ensemble des droits d’auteur sera reversé aux Restos du Cœur pour leur atelier de lutte contre l’illettrisme.

Vingt plumes prometteuses : Benjamin Alexandre, Amélie Ancelle, Noémie Castel, Véronique Chaigneau, Marion Duvernoy, Juliette Elamine, Marylaure Forget-Dugaret, Frédérique Guilbert-Palomino, Florentin Grévy, Jean-Luc Guardia, Marion Jacquet, Laurane Launois, Véronique Lesage-Piccolin, Ann-Pech de Laclause, Julia Marras, Maxime Meurin, Anne-Marie Pichet, Dominique Pourtau-Darriet, Bertrand Ruault, Renée Zachariou.

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